Malgré la crise apparente, le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies. Les débrouilles quotidiennes, la moindre bribe d’autonomie, le petit savoir-faire, la dernière pratique collective sont intégrés au marché ou rendus illégaux. Il s’adapte à tous les contextes politiques et peut se montrer ultra-violent et prédateur ou consultatif et éco-responsable selon les besoins, pour maintenir le cap du profit de quelques uns.
Parmi les outils à sa disposition, figure en bonne place la maîtrise de l’espace. Le déracinement des populations est depuis longtemps une manière de les rendre dépendantes de la société de consommation et soumises au marché du travail. Dans le même temps, le territoire qui permettait leur subsistance est réorienté et rentabilisé dans une logique de profit. Chaque espace doit avoir son orientation économique,
Si la Maison de la Grève a été ouverte ça a été, bien sûr, pour donner un lieu à l’AGI (Assemblée Générale Interprofessionnelle) qui lors du mouvement contre la réforme des retraites était le point d’où s’organisait une grande partie des blocages. L’AGI a permis à des salariés de différents secteurs, des étudiants et lycéens, des chômeurs, des syndicalistes, de se réunir autour d’une même volonté de construire à la base le rapport de force. Il s’agissait alors d’encourager la reconduction des grèves et la détermination des grévistes à paralyser l’économie.
Se doter d’un lieu s’est vite imposé comme une nécessité pour permettre à tous de
Areva, toutes les industries nucléaires et les gouvernements qui les soutiennent nous emportent vers une liquidation totale de la planète.Contaminer et détruire de larges espaces de vie, tuer, empoisonner et déplacer des millions de personnes et d’êtres vivants: immédiatement ou progressivement, ce n’est qu’une question de temps et d’accidents?
Areva, nous ne voulons plus vivre sous la menace de tes
Soulèvement ou révolution ?
Le consensus qui règne actuellement dans les médias dominants sur la « révolution démocratique tunisienne », la manière dont on est passés en quelques jours des « émeutes » à une « révolution » parce que Ben Ali a quitté le pouvoir et le pays, vise à nous suggérer que l’essentiel est accompli. Le « dictateur » dorénavant en fuite, il s’agit d’engager une « transition démocratique », c’est-à-dire un processus électoral dont il est bien entendu qu’il doit conduire à la victoire d’un parti ou d’une coalition calquée sur le modèle des partis de gouvernement européen. Parler de « révolution » aujourd’hui revient à accepter ce fait, qu’il n’y a plus qu’à préserver, consolider un acquis, maintenir l’ordre face aux
Surgie des rencontres pendant le mouvement de grève contre la réforme des retraites, des blocages et des assemblées générales interprofessionnelles quotidiens, la Maison de la Grève a ouvert ses portes un soir d’octobre à l’issue d’une de ces d’assemblées.
Face aux refus de la mairie de nous accorder un lieu dont nous sentions la nécessité pour nous
Le cortège s’est rendu au Couvent des Jacobins, où il y avait une exposition sur le projet de centre de congrès de la ville de Rennes. Leur future Maison du Capital a été contestée par le décrochage spontané d’une bonne partie de leur publicité à la gloire de celle-ci.
Ce que l’on ne manquera pas de nommer saccage répond symétriquement à celui auquel se sont addonnées les forces de l’ordre ce matin à la Maison de la Grève.
Le cortège a continué sa route pour procéder à l’expulsion de la Mairie. La porte a été bien secouée mais