Affrontements en Grèce – 5 mars 2010
Après des années d’une forte croisance complètement artificielle, dopée par la spéculation et qui a creusé d’autant les inégalités dans le pays, la Grèce a été particulièrement touchée par la crise économique. Après avoir été sauvées par les Etats, les firmes de spéculation financières, qui ne connaissent pas la vergogne, s’attaquent à ces mêmes Etats quelques mois plus tard, en spéculant à la baisse sur les dettes publiques, et particulièrement en Grèce, par l’intermédiaire des agences de notations.
Les marchés financiers menacent de ne plus preter leur argent à la Grèce, réclamant plus de plus-value pour leurs spéculations. Ainsi, la mafia la plus puissante du monde, la Finance, réussi ce formidable tour de passe-passe de tranférer ses dettes astronomiques aux Etats, donc aux contribuables. Résultat, sous la pression de la toujours néo-libérale union européenne, la Grèce annonce une cure d’austérité digne d’un pays africain sous la coupe du FMI. La nouvelle aristocratie des financiers entend en effet transférer ses dettes sur les classes moyennes et pauvres, et, obéissant à leur boulime, le gouvernement grec imagine toutes les solutions sauf bien sur la plus évidente: Imposer les plus grosse fortunes et prendre l’argent directement sur les marchés financiers.
Un cas qui risque bien de ne pas etre spécifique à la Grèce. En effet, loin de l’affaiblir, la crise économique semble maintenant renforcer le système capitaliste, par essence opportuniste. Après la Grèce, la Finance devra se trouver d’autres cibles pour satisfaire son appétit toujours grandissant de profits. D’autres pays qui devront à leur tour subir une cure accélérée d’austérité. Une marche accélérée qui n’est possible que grace à une caste de politiciens proches des milieux d’affaires, qui sont pret à brader le peu qu’il reste encore de bien commun et de puissance publique, et à utiliser tout ce que l’Etat comporte de réactionnaire, pour rester aux manettes et satifaire les caprices de leurs amis.
Mais le « contre-choc » semble se préparer. Et les héroiques émeutiers grecs semblent bien être de retour. Et ils pourraient bien devenir tout un peuple. Nul doute qu’il auront tout l’establishement européen contre eux. Gageons que les émeutes de l’année dernière n’aient été qu’un tour de chauffe…
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Agence France-Presse
05 mars 2010
Des accrochages entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté vendredi dans le centre d’Athènes devant le siège du Parlement qui se préparait à voter sur les nouvelles mesures d’austérité décidées par le gouvernement pour enrayer la massive crise budgétaire du pays.
Lors des heurts, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades paralysantes pour disperser des protestataires qui jetaient des pierres sur les forces de l’ordre alors que plusieurs milliers de manifestants se rassemblaient dans le centre de la capitale grecque.
Le président de la Confédération générale des travailleurs grecs GSEE, Yannis Panagopoulos, a été légèrement blessé à coup de poings vendredi par un jeune homme, lors d’un discours devant le Parlement.
M. Panagopoulos a été contraint d’interrompre son discours prononcé lors d’un rassemblement organisé par les deux principales centrales syndicales du pays, la GSEE et la Fédération des fonctionnaires grecs (Adedy), a constaté une journaliste de l’AFP.
Une tasse de café et de l’eau ont été jetées sur M. Panagopoulos par un groupe de jeunes avant que l’un d’eux ne se jette sur lui pour le frapper à coup de poings, selon des images de la télévision Mega.
Le groupe de jeunes s’en est ensuite pris aux gardes en costume traditionnel en fonction devant le parlement, les Evzones, et à des policiers anti-émeutes qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
Des escarmouches entre des groupes de jeunes, qui ont mis le feu à des poubelles, et des forces anti-émeutes se sont poursuivies pendant quelques minutes tandis qu’une personne a été interpellée, selon la même source.
Les personnes rassemblées ont toutefois continué à manifester et se sont dirigées vers l’Université d’Athènes, à deux cent mètres des lieux des incidents avant de se disperser vers 15H00 locales (8H00 HAE).
La manifestation des syndicats, qui a rassemblé quelques milliers des personnes, avait lieu sur la place centrale de Syntagma, devant le parlement où se tenait le débat sur les sévères mesures d’austérité que les députés devaient voter dans la journée.
«C’était une attaque inhumaine et cruelle», a indiqué le président du Parlement Philippos Petsalnikos, interrompant le débat pour dénoncer l’attaque contre le président de la GSEE.
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Lire la suite sur le site « Anthropologie du présent »:
http://berthoalain.wordpress.com/2010/03/05/affrontements-en-grece-5-mars-2010/
Quelques liens vers des vidéos:
http://www.blinkx.com/watch-video/le-m-contentement-amplifie-en-gr-ce/iMBVzEjaivp6h9VRn4AHzg
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