Punir par l’enfermement et l’isolement: la mission des cages de l’Etat

Vous n’êtes plus rien, véritablement décomposé vous succombez à petit feu de la situation carcérale dans laquelle vous êtes enfermé, et on essaie de manière totalement grotesque de vous inculquer par différents moyens de pression très variés une conduite et des gestes à effectuer. Pour lutter contre cette expropriation de son être entier, de ses sentiments, de son espérance, sa volonté, cette privation totale de l’action. Sachez aussi que les prisonniers sont soit insomniaques ou dépressifs, souffrant d’hypertension , de stress chronique, de paranoïa ou de névroses, violents, fous, suicidaires, sachez que chaque année en France, une personne se suicide tous les trois jours dans nos prisons. Et les matons dans tous ça, eux sont des gens qui représentent aux yeux du détenu le lien entre lui et la société à l’extérieur et le seul rapport qu’ils entretiennent avec lui sont le rapport de force et la domination. Une situation qui ne fait qu’empirer leurs conditions de vie et leur santé mentale car tout n’est qu’une question de soumission physique et psychologique qui plonge les détenus dans un état de léthargie plus ou moins profonde.

Enfermer, c’est mettre au pas les hommes et femmes qui ne sont pas dans la légalité la plus souveraine, qui dénient l’Ordre. Enfermer c’est punir sans songer à prévenir ni guérir. , nous ne sommes pas là à débattre de ce qu’ont fait les délinquants, les marginaux, etc.…Nous ne les jugeons pas. Mais simplement nous faisons un appel pour lutter contre le système carcérale et les dérives sécuritaires. En prison la violence est contrôlée par le maton qui, seul, gère les conflits. Les corps ne font pas de bruits, l’usure se fait, ils sont affaiblis, rongés par ce système carcérale oppressif et ultra sécuritaire qui les asphyxie. Parfois réduits à l’état d’animal. Eux ne peuvent même plus fuir, et s’ils vous sourient quand vous leur parlez de réinsertion, je les comprendrais aisément.

Plusieurs évidents problèmes reposent sur nos prisons françaises, l’incarcération des mineurs, la mise à l’écart de la famille, les suicides, la surpopulation, les conditions de vie.

Parce qu’ils les ont enfermé et leur interdise jusqu’à  leur déplacements et leur prône l’inaction qui détruit la vie. Tout plutôt que l’inaction, agissons ensemble dehors pour ceux à l’intérieur.
Une cellule où seront entassés des existences de déviants, délinquants, voyous, criminels. Là où la répression et l’exclusion ne font qu’agrandir un peu plus le désarroi et le désespoir de ces individus enfermés.

Violence sociale et carcérale ne sont pas seulement liées, elles se complètent et nous écrase du poids de leur justice impartiale à l’intérieur comme en dehors.
Quand l’État s’acharne , ce n‘est pas de l‘obstination qui nous pénètre, mais de la persévérance.

Parce que bon nombre d’entre eux ne vont pas résoudre leurs problèmes en prison mais juste les aggraver, parce que ce système carcéral n’est en plus même pas vraiment efficace pour ce qui est de remettre une personne dans le droit chemin, parce que la prison broie votre personnalité, votre dignité, votre amour propre, votre vie et qu’elle vous transforme, vous rend encore plus violent qu’à l’arrivée, instable.

« S’adapter c’est consentir, consentir c’est accepter, accepter c’est adhérer, adhérer c’est collaborer, collaborer c’est trahir, et la trahison se retourne toujours un jour ou l’autre contre vous et n’entraîne, au final, qu’une mort inéluctable. S’adapter c’est crever. »

Publié par anonyme, le Samedi 7 novembre 2009

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