La police travaille en Grande-Bretagne : l’infiltration

Révélations sur l’infiltration des milieux radicaux de Londres

Une affaire fait grand bruit en Grande-Bretagne en ce moment. Un ex-policier s’est confié aux médias sur son rôle en tant qu’agent infiltré dans le mouvement antifasciste radical au début des années 1990. Pas une infiltration brève, le temps d’une manif ou d’une opération rapide, non, une infiltration étalée sur 4 ans. Quatre ans à se battre contre les fafs et la police, à vivre 24 heures sur 24 heures, six jours par semaines au milieu de gauchistes sous une fausse identité.

Comme le but de l’opération n’était ni de démanteler le groupe, ni de ramasser des preuves pour un éventuel procès, les agents de la Special Demonstration Division pouvaient commettre tous les actes requis pour crédibiliser leur couverture (y compris être violent, consommer ou entretenir des relations «amoureuses»). À Londres seulement, une dizaine d’agents infiltraient les deux côtés de la lutte antifasciste (c’est-à-dire que les fafs aussi étaient infiltrés). Leur seul but était de permettre à la police d’avoir une longueur d’avance pour «prévenir la violence».

Il est réjouissant d’arriver à identifier des flics qui «infiltrent» des manifs mais il ne faudrait pas que ça crée un faux sentiment de sécurité. Personne n’est à l’abri de l’infiltration. «La police doit demander un mandat avant de mettre votre ligne sous écoute, ouvrir votre courrier ou vous placer en filature … par contre, la SDS peut mettre quelqu’un dans votre voiture, dans votre bureau ou même dans votre lit sans jamais demander de mandat ni que vous n’en ayez jamais connaissance», dit «l’Agent A».

La lecture des articles du Guardian et le visionnement de la vidéo d’une dizaine de minute qui les accompagne (il s’agit d’un entretien avec le flic doublé d’images d’archives) est hautement recommandée … Mais c’est en anglais.

Voix de faits, 16 mars 2010
Blogue de combat à Québec.

Via Jura libertaire

Publié par anonyme, le Vendredi 19 mars 2010

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