A tous les écoliers, lycéens, étudiants et bien plus encore
Cette sensation que tout le monde a déjà sûrement ressenti. Déprimer rien qu’en pensant au lendemain quand on est dans son lit. Et puis cette discipline, ces dispositifs qui t’asservissent un peu plus chaque jour et te font comprendre, ou du moins essayent, que tu n’es rien, que tu n’a pas le choix. Tu subis simplement et tu fermes ta gueule. T’écoutes les grands penseurs ou autres « spécialistes » qui détiennent la vérité absolue. Mais ça, à la limite, ça pourrait passer si tu n’avais pas ce sentiment d’infériorité, de faiblesse à cause de l’infantilisation de l’administration, ces sales lâches qui se portent en juges face à tes actes et qu’en vérité tu t’en fous complètement de ce qu’ils te disent. Au final, le lycée tente de te résigner et de te laisser croupir dans ton innocente jeunesse. On te fait culpabiliser, on te rend coupable de préférer l’école buissonnière. Innocent tu ne l’est plus vraiment. Tu n’as peut-être plus envie de l’être. La passivité n’est plus à l’ordre du jour. Allons nous grandir un jour, croire aux beaux discours et faire ce que l’on nous dit sans réfléchir ? Non, nous ne supporterons pas une journée de plus cette médiocrité qui nous pousse dans le désœuvrement le plus total et nous isole. Les discours mortifères des adultes résignés ne nous conviennent pas. Nous nous sentons seul, comme beaucoup… Il faut quitter la temporalité du bahut, Redécouvrir les affects perdus depuis longtemps, expérimenter à plusieurs car la solidarité est plus que nécessaire, elle est primordiale. Se soutenir et se soulever ensemble. Se lever de nos chaises et résister au joug de l’éducation. Nous ne renions pas que l’apprentissage de connaissances, le développement de l’esprit critique, et l’émancipation sont les principaux besoins d’un lycéen. Et justement nous voulons enfin réapprendre à vivre, à respirer entre camarades contre les rapports asphyxiants qui s’installent à l’intérieur de ces établissements. Tellement de choses sont possibles, il faut juste s’octroyer le droit de faire ce que bon te semble. Seule ta volonté pourra te faire déguerpir. Partons ensemble si tu le veux, d’autres nous rejoindrons et creuseront notre sillage. En quelques temps, le fossé sera déjà trop profond pour que nous retournions travailler pour ceux qui nous ont toujours mépriser. Faisons le premier pas !!!
« Déserter ce n’est pas fuir mais reprendre les armes »
Source : un lycéen enragé
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