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	<title>GangRennes &#187; Une</title>
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		<title>En campagne contre Vinci</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1457</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 21:42:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Malgré la crise apparente, le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies. Les débrouilles quotidiennes, la moindre bribe d’autonomie, le petit savoir-faire, la dernière pratique collective sont intégrés au marché ou rendus illégaux. Il s’adapte à tous les contextes politiques et peut se montrer ultra-violent et prédateur ou consultatif et éco-responsable selon les besoins, pour maintenir le cap du profit de quelques uns.

Parmi les outils à sa disposition, figure en bonne place la maîtrise de l’espace. Le déracinement des populations est depuis longtemps une manière de les rendre dépendantes de la société de consommation et soumises au marché du travail. Dans le même temps, le territoire qui permettait leur subsistance est réorienté et rentabilisé dans une logique de profit. Chaque espace doit avoir son orientation économique,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>DU 28 AVRIL AU 4 MAI: CAMPAGNE D&#8217;AFFICHAGE<br />
Téléchargez l&#8217;affiche et le tract sur</strong> <a href="http://stopvinci.noblogs.org/">http://stopvinci.noblogs.org/</a></p>
<p>Malgré la crise apparente, le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies. Les débrouilles quotidiennes, la moindre bribe d’autonomie, le petit savoir-faire, la dernière pratique collective sont intégrés au marché ou rendus illégaux. Il s’adapte à tous les contextes politiques et peut se montrer ultra-violent et prédateur ou consultatif et éco-responsable selon les besoins, pour maintenir le cap du profit de quelques uns.</p>
<p>Parmi les outils à sa disposition, figure en bonne place la maîtrise de l’espace. Le déracinement des populations est depuis longtemps une manière de les rendre dépendantes de la société de consommation et soumises au marché du travail. Dans le même temps, le territoire qui permettait leur subsistance est réorienté et rentabilisé dans une logique de profit. Chaque espace doit avoir son orientation économique, de la zone industrielle à la plaine céréalière centralisée , en passant par la région montagneuse, sa détente pour riches et son énergie bois. Quand chaque région devient spécialisée, un schéma global de transport à grande vitesse s’impose. Le quadrillage des voies de communication garantit la cohérence de l’ensemble. Alors pullulent les grands projets qui relient les pôles entre eux : lignes Très Haute Tension, Lignes Grande Vitesse, autoroutes, ceintures périphériques, métros, tramways, boulevards, tunnels, aéroports, qui alimentent ou permettent d’autres grands projets tels que complexes nucléaires, barrages hydrauliques, terminaux pétroliers, parcs éoliens, zones commerciales, grands stades et urbanisation des campagnes.</p>
<p>Pour de telles réalisations, la recette est toute trouvée : les partenariats public-privé (PPP) Ils permettent d’allier la légitimité démocratique, la maîtrise de l’ensemble géographique, la finance publique et les forces de l’ordre de l’Etat ou des collectivités locales aux savoir-faire, réseaux et réalisme commercial et sans scrupule de grands groupes privés omnipotents. Ceux-ci proposent de prendre en charge l’ensemble des projets, de la construction à la gestion commerciale. Des entreprises comme Eiffage, Bouygues ou Vinci se partagent un gâteau monumental et sans cesse renouvelé. Les grands projets phares y sont des vitrines pour leur image de marques, des actionnaires confiants et du profit boursier. Mais la multitude de leurs interventions sur l’espace (aménagements urbains, rénovations de quartiers, ronds-points, zones commerciales, vidéo-surveillance…) est leur business quotidien. Sous prétexte de progrès et de services rendus à la communauté, ces partenaires vont toujours plus loin dans la colonisation de nos vies. Tout est fait pour que rien ne leur échappe et que chaque geste du quotidien soit rentable et contrôlable. Décomplexés, ils l’affirment haut et fort : « Eurovia aménage votre cadre de vie » !</p>
<p>En 2000, Vinci devient le « premier groupe mondial de construction-concession », après avoir été vendu par Vivendi à des actionnaires. En 2009, il participe à 240 000 chantiers dans plus d’une centaine de pays ; Avec 5% de croissance en 2010, son chiffre d’affaire atteint 33,4 milliards d’euros et son carnet de commande augmente de 15%.</p>
<p>Il est un des collaborateurs favoris des pouvoirs publics mais il sait aussi se mettre au service du privé. Le projet ITER de fusion nucléaire est implanté à titre d’expérimentation internationale sur le site de Cadarache (13). Avec Areva – son partenaire jusque dans les mines d’uranium au Niger ou ailleurs – et malgré les nombreuses voix qui s’opposent à cette nouvelle absurdité mégalomaniaque, Vinci construit le désastre…</p>
<p>La Ligne Grande Vitesse Sud Europe Atlantique est un projet très contesté dans les régions concernées. Plusieurs collectifs et associations organisent des manifestations pour dire stop aux grands projets destructeurs et coordonner des actions en Europe.</p>
<p>A Notre-Dame des Landes (44), depuis 40 ans, un projet d’aéroport international s’inscrit dans une expansion de la métropole Nantes/Saint-Nazaire. Aujourd’hui, Vinci s’est emparé de ce chantier pionnier : un aéroport éco-labellisé. Le groupe et ses alliés publics entendent mener les travaux à terme, tout en prétendant respecter une démarche démocratique : par exemple, une enquête publique encadrée par une multitude de gendarmes et de gardes mobiles. Face à cette hypochrisie, les terrains concernés par le projet sont occupés et le combat s’intensifie.</p>
<p>L’autoroute que construit Vinci entre Moscou et Saint-Pétersbourg saccage entre autres, à Khimki, la dernière forêt moscovite. Noyé dans la corruption, ce projet d’expansion urbanistique s’impose aux habitants et n’avance qu’à coups de violences policières contre les opposants. Le campement de résistance installé dans la forêt a également été la cible d’attaques par des milices fascistes. Le tabassage, les tortures, les menaces, les inculpations pénales et les assassinats sont certains des moyens de répression mis en oeuvre par le capital afin de défendre ses propres intérêts sous prétexte de travaux publics.</p>
<p>Une campagne contre Vinci ?</p>
<p>Parce que la machine qui nous domine est diffuse et omniprésente, il paraît difficile d’imaginer comment s’en émanciper. Une des stratégies possibles est de faire converger des forces en ciblant un de ses rouages pour ébranler l’ensemble. En tant que grand acteur de ce monde, Vinci est partout. Si certaines de ses tentacules sont rendues visibles par quelques projets, les autres oeuvrent dans l’ombre en s’appuyant sur l’acceptation et l’isolement des individus.</p>
<p>Créer des solidarités entre les personnes aux prises avec Vinci (salariés, populations bétonnées, déplacées, irradiées, opposants réprimés…) pourrait permettre de dépasser des enjeux locaux pour identifer Vinci comme un ennemi public et affiner des stratégies concrètes et à long terme.</p>
<p>Collages, tractages, banderoles, tags, discussions, manifestations, projections, actions, péages ou parkings gratuits, blocages, occupations, ralentissements, sabotages sur les chantiers… sont autant de pratiques qui peuvent participer à renverser le rapport de force existant.</p>
<p>De multiples actions fleurissent déjà contre Vinci, organisons-nous localement pour intensifier cette campagne de façon déterminée et endurante.</p>
<p>Parce que c’est sur notre résignation qu’ils construisent leur business, partageons nos colères pour passer à l’offensive et se donner de la force.</p>
<p>Pour échanger des infos : <a href="http://stopvinci.noblogs.org">http://stopvinci.noblogs.org</a></p>
<p>N&#8217;hésitez pas à diffuser autour de vous (listes mail, réseaux, sites&#8230;)</p>
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		<title>Appel à des promesses de dons pour une Maison de la Grève pérenne</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1429</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2011 10:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si la Maison de la Grève a été ouverte ça a été, bien sûr, pour donner un lieu à l’AGI (Assemblée Générale Interprofessionnelle) qui lors du mouvement contre la réforme des retraites était le point d’où s’organisait une grande partie des blocages. L’AGI a permis à des salariés de différents secteurs, des étudiants et lycéens, des chômeurs, des syndicalistes, de se réunir autour d’une même volonté de construire à la base le rapport de force. Il s’agissait alors d’encourager la reconduction des grèves et la détermination des grévistes à paralyser l’économie.

Se doter d’un lieu s’est vite imposé comme une nécessité pour permettre à tous de]]></description>
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<p>Si la Maison de la Grève a été ouverte ça a été, bien sûr, pour donner un lieu à l’AGI (Assemblée Générale Interprofessionnelle) qui lors du mouvement contre la réforme des retraites était le point d’où s’organisait une grande partie des blocages. L’AGI a permis à des salariés de différents secteurs, des étudiants et lycéens, des chômeurs, des syndicalistes, de se réunir autour d’une même volonté de construire à la base le rapport de force. Il s’agissait alors d’encourager la reconduction des grèves et la détermination des grévistes à paralyser l’économie.</p>
<p>Se doter d’un lieu s’est vite imposé comme une nécessité pour permettre à tous de participer à la constitution d’un réseau de socialité dense équipé de moyens matériels mis en commun, où puissent se coordonner les initiatives de résistance, les formes de solidarité et les désirs de rupture avec l’assignation de chacun à sa « raison sociale ». La maison de la grève a ainsi été une expérience de coopération et d’horizontalité, en contraste avec la segmentation et la délégation de pouvoir qui prévalent habituellement dans la société et auxquelles n’échappent pas toujours les mondes militants. L’idée n’a jamais été d’y construire un refuge, mais au contraire de s’y trouver pour donner corps aux complicités tissées sur les piquets ; les densifier et les multiplier.</p>
<p>Pour faire vivre cette vérité : quel que soit le lieu d’où l’on vient, le métier que l’on exerce ou non, le syndicat ou le groupe d’amis auquel on appartient, le désir de lutter ensemble nous rassemble et convertit en force cette multiplicité de points de départ.</p>
<p>Cette automne nous avons commencé à imaginer pratiquement une nouvelle forme de grève. Une grève qui apprend où et comment bloquer l’économie locale et ses flux, mais aussi une grève qui sait se réapproprier des lieux, cuisiner gratuitement pour cent personnes grâce aux légumes des paysans amis, se doter d’un atelier mécanique vélo, sérigraphie, informatique, mettre en place des permanences pour l’auto-défense juridique, des caisses de solidarité, soutenir les luttes locales, organiser des discussions plus pointues qu’un séminaire à la fac, des fêtes dionysiaques&#8230; Une grève qui n’est plus suspendue aux directives des bureaucraties syndicales ou à la temporalité courte et ritualisée des mouvement sociaux, mais qui défaisant peu à peu la mobilisation totale (à travers le travail perpétuel que chacun doit fournir pour « rester dans la course ») que nous impose le capitalisme pour perpétuer son règne désastreux, élargit notre autonomie et laisse pressentir d’autres mondes possibles. Une grève qui prend en compte toutes les dimensions de l’existence et pas seulement celle du travail.</p>
<p>L’offensive policière qui a frappé la Maison de la Grève visait à détruire l’expérience de lutte qui se construit à Rennes et à trancher les liens qui se nouent avant qu’ils ne deviennent indéfectibles. Même si l’opération, menée par la Mairie, a réussi à expulser la Maison de la Grève des anciens bâtiments de la CFDT, elle n’a pas eu tout à fait l’effet escompté. La Maison de la Grève ne se réduisait pas à un lieu et non seulement la solidarité qui s’est exprimée suite à l’expulsion était au-delà de tout espoir, mais nombre de ses activités se redéploient : redistribution et repas tous les vendredis, ateliers informatique, présence à la fac, discussions collectives, processus de création de nouvelles sections syndicales de lutte, auto-défense des chômeurs, des précaires face aux institutions chargées de les contrôler&#8230;</p>
<p>Aujourd’hui, la location d’un lieu pour une future Maison de la Grève s’est imposée à la plupart de ceux qui tiennent à prolonger cette expérience comme une nécessité. Un tel lieu permettrait d’expérimenter et d’éprouver dans la durée tout ce qui se faisait à la Maison de la Grève, et plus. C’est un des paradoxes de l’époque qu’il faille de l’argent pour se doter de moyens de s’affranchir de l’argent. Ce qui est imaginé, pour le moment, c’est que le financement de cette location se fasse par une multiplicité de dons mensuels pouvant aller de très petites sommes (inférieures à 10 euros), à des sommes plus importantes en fonction des envies et des possibilités de chacun. Et ce afin d’éviter qu’une seule ou quelques sources d’argent puissent prendre un pouvoir trop grand. Il est difficile pour le moment d’imaginer quel montant exact il faille réunir et également s’il y aurait besoin d’un apport particulièrement conséquent au début. Pour pouvoir envisager ce qu’il est réellement possible de louer nous demandons à tous ceux qui souhaitent soutenir la Maison de la Grève une promesse de don mensuel. Il va de soi que cette promesse n’engage que votre parole, mais elle est pour autant très importante dans la mesure où elle déterminera les recherches à venir.</p>
<p>Et bien sûr, si par un heureux hasard, quelqu’un aurait des informations sur un lieu à louer, à prêter ou à donner qui pourrait accueillir la Maison de la Grève toutes les informations sont plus que bienvenues.</p>
<p>FAIRE UNE PROMESSE DE DON (étape 1/2)</p>
<p><a href="http://maisondelagreve.boum.org/nous-soutenir/article/faire-une-promesse-de-dons-etape-1">http://maisondelagreve.boum.org/nou&#8230;</a></p>
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		<title>Murage d&#8217;Areva à Rennes</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1419</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Apr 2011 04:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Areva, toutes les industries nucléaires et les gouvernements qui les soutiennent nous emportent vers une liquidation totale de la planète.Contaminer et détruire de larges espaces de vie, tuer, empoisonner et déplacer des millions de personnes et d'êtres vivants: immédiatement ou progressivement, ce n'est qu'une question de temps et d'accidents?
Areva, nous ne voulons plus vivre sous la menace de tes]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" src="http://www.gangrennes.info/wp-content/docs/areva1.jpg" alt="Murage d'Areva à Rennes" width="432" height="576" /><br />
Areva : liquidation totale</p>
<p>Areva, toutes les industries nucléaires et les gouvernements qui les soutiennent nous emportent vers une liquidation totale de la planète.Contaminer et détruire de larges espaces de vie, tuer, empoisonner et déplacer des millions de personnes et d&#8217;êtres vivants: immédiatement ou progressivement, ce n&#8217;est qu&#8217;une question de temps et d&#8217;accidents?</p>
<p>Areva, nous ne voulons plus vivre sous la menace de tes bombes à retardement. Nous ne voulons plus risquer nos vies pour tes profits. Notre confort ne doit pas avoir ce prix.</p>
<p>Avant ce désastre mondial, nous murons la porte d&#8217;Areva à Rennes &#8211; St-Grégoire et déclarons ouverte sa liquidation totale!</p>
<p>Nous, ce que nous voulons liquider définitivement, c&#8217;est le système dans lequel nous sommes immanquablement plongés tant que la menace nucléaire perdure. Nous n&#8217;acceptons pas de laisser le lobby nucléaire générer lacatastrophe et encore moins prétendre la gérer.</p>
<p>Notre énergie est renouvelable. Alors, Areva, filiales et consors, nous vous promettons plus qu&#8217;un petit mur&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Non à l’appropriation bourgeoise du soulèvement populaire en Tunisie !</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1342</link>
		<comments>http://www.gangrennes.info/article/1342#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 13:46:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[MCPL Rennes]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong> Soulèvement ou révolution ?</strong>

Le consensus qui règne  actuellement dans les médias dominants sur la «  révolution démocratique  tunisienne », la manière dont on est passés en quelques jours des  « émeutes » à une « révolution » parce que Ben Ali a quitté le pouvoir  et le pays, vise à nous suggérer que l’essentiel est accompli. Le  « dictateur » dorénavant en fuite, il s’agit d’engager une  « transition  démocratique », c’est-à-dire un processus électoral dont il est bien  entendu qu’il doit conduire à la victoire d’un parti ou d’une coalition  calquée sur le modèle des partis de gouvernement européen. Parler de  « révolution » aujourd’hui revient à accepter ce fait, qu’il n’y a plus  qu’à préserver, consolider un acquis, maintenir l’ordre face aux]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Soulèvement ou révolution ?</strong></p>
<p>Le consensus qui règne actuellement dans les médias dominants sur la «  révolution démocratique tunisienne », la manière dont on est passés en quelques jours des « émeutes » à une « révolution » parce que Ben Ali a quitté le pouvoir et le pays, vise à nous suggérer que l’essentiel est accompli. Le « dictateur » dorénavant en fuite, il s’agit d’engager une  « transition démocratique », c’est-à-dire un processus électoral dont il est bien entendu qu’il doit conduire à la victoire d’un parti ou d’une coalition calquée sur le modèle des partis de gouvernement européen. Parler de « révolution » aujourd’hui revient à accepter ce fait, qu’il n’y a plus qu’à préserver, consolider un acquis, maintenir l’ordre face aux opportunes exactions des bandes armées de Ben Ali, ce qui est plus consensuel qu’interdire des manifestations contre le pouvoir intérimaire comme cela a été fait il y a quelques jours par l’armée. On devrait plutôt à nos yeux parler d’un soulèvement qui a obtenu le départ de Ben Ali, soulèvement victorieux qui n’est -pourrait n’être- que la première phase d’un processus révolutionnaire. Evidemment, nos gouvernements, une grande part des sympathisants français à ce soulèvement, comme à n’en pas douter une part non négligeable de la population tunisienne, souhaiteraient que ce premier acte soit aussi le dernier.</p>
<p><strong>Par delà l’égrenage du chapelet libéral assimilé à la démocratie</strong></p>
<p>Des élections non truquées, une relative liberté d’expression et d’organisation définies dans un cadre constitutionnel, une plus grande transparence des institutions et une plus grande séparation des pouvoirs, constituent selon tous les « observateurs » le programme politique maximum de la « révolution tunisienne ». La question est toujours ouverte de savoir si le parti de Ben Ali, le RCD, va réellement consentir à un processus qui pourrait le contraindre à partager, voire à perdre le pouvoir. Il faudra certainement une présence déterminée et répétée des révoltés de décembre-janvier dans la rue, une intense pression pour résister au prévisible relâchement de l’attention de la « communauté et de l’opinion publique internationales ». Ces dernières sont depuis longtemps habituées à se contenter de simili-progrès et de vagues mesures de « libéralisation » (telles celles qui avaient succédé, un an durant, à la prise de fonction par Ben Ali en 1987, célébrées à l’époque déjà sous le nom de « révolution de jasmin » et qui devaient lui valoir le prix Louise Michel, Démocratie et Droits de l’Homme en 1988). Pour autant, la légitimité réelle qu’ont les révoltés à préserver et à étendre les libertés de parole et d’organisation acquises ces derniers jours -libertés qui pourraient trouver une manière de confirmation dans la tenue d’élections non truquées- ne doit pas masquer quelle est l’opération visée «  consciemment » ou non par tous ceux qui ont les moyens de saturer l’espace médiatique. Il s’agit de dicter quelle doit être l’interprétation de ce soulèvement et comment le processus politique qu’il ouvre doit suivre la voie d’un alignement sur le modèle politique libéral occidental- faute de quoi, toutes les scénarios catastrophes seraient alors possibles : chaos, guerre civile, péril islamiste ou nouvel homme à poigne.</p>
<p><strong> Le soi-disant passage du « social » au « politique »</strong></p>
<p>L’évaporation subite de certains des motifs du soulèvement (chômage, mal-logement, vie chère, sentiment d’humiliation des pauvres et déshérités d’être maintenus à l’écart des richesses et du pouvoir d’influer sur leurs conditions d’existence) n’est pas l’effet du hasard. Ces raisons, généralement évoquées à chaque fois que des émeutes se produisent au Maghreb, mais aussi, très récemment en Grèce et il n’y a pas si longtemps en France, sont communes à ceux qui sont censés être voués à une répression sévère : sort bon pour des « émeutiers » -quand ce ne sont pas des « casseurs ». Le passage de l’ « émeute » à la « révolution » dans le discours médiatique s’est immédiatement accompagné de l’élimination de ces raisons en jeu dans la plupart des révoltes contemporaines. L’élimination de ces raisons a pour corollaire immédiat la prise en main de la révolte par le capital tunisien (relativement « divisé » entre « critiques » de Ben Ali et « fidèles » cependant pas au point de refuser la recherche d’un compromis), mais aussi français et international, jusqu’ici pour le moins complaisants envers des « excès » d’accaparement des richesses vis-à-vis desquels ils ont désormais des objections de principe. Identifier une telle reprise en main du mouvement par la bourgeoisie ne signifie pas que les révoltés soient déjà vaincus, mais que les capitalistes ont aujourd’hui l’initiative, avec l’espoir de tuer la révolte dans l’œuf, de lui dicter son « nécessaire » devenir capitalo-parlementaire, en rétablissant le pouvoir contesté avec quelques aménagements.</p>
<p><strong> Les affaires reprennent</strong></p>
<p>N’en doutons pas, si l’armée intervient si vite après la chute de Ben Ali (à laquelle elle a fortement contribué en lui retirant son soutien), ce n’est pas seulement pour protéger la population mais aussi pour rétablir au plus vite l’ordre et la stabilité, conditions premières à la reprise des activités économiques. Si l’action de l’armée est, semble-t-il, bien acceptée, voire encouragée par de nombreux tunisiens, c’est aussi qu’existe pour le moment un consensus sur le fait que l’économie, et au fond le capitalisme, doivent reprendre leur cours. Les pillages sélectifs des biens du clan Ben Ali (même s’il n’est pas du tout certain que tous les autres, les «  mauvais » pillages, bien allusivement rapportés, puissent être exclusivement imputés à des manœuvres de provocation des fidèles du président) font système avec l’idée que mettre fin au « pillage » de l’économie par Ben Ali suffit largement en termes de réforme économique. Ce à quoi applaudit avec beaucoup d’à propos Mme Parisot, salivant déjà sur les parts du gâteau que son « clan » espère pouvoir récupérer.</p>
<p><strong>C’est pas la rue qui gouverne !</strong></p>
<p>Cette manœuvre d’appropriation bourgeoise du soulèvement populaire semble d’autant plus aisée qu’en l’absence d’organisations populaires fortes, qu’elles soient partisanes, syndicales ou assembléistes, qui posent aujourd’hui la question du pouvoir politique en rapport concret avec l’organisation du travail et l’administration des subsistances, l’alternative au capitalisme –du moins, à nos yeux lointains- se limite aux gestes de confrontation avec la police, d’incendie des symboles du pouvoir et de pillage. On peut néanmoins espérer que les formes organisationnelles nées avec le soulèvement et se structurant aujourd’hui à travers les comités d’autodéfense ne se laissent pas désarmer au point de laisser à nouveau à l’armée et à une police « épurée » le monopole de la violence légitime. Pour autant, et n’en déplaise au lyrisme ambiant, il n’y a pas eu d’insurrection, de prise d’armes en Tunisie, et qu’on le veuille ou non, ces comités sont pour le moment subordonnés à l’armée et pas l’inverse.</p>
<p>A moins de céder aux sirènes ultra-conformistes des médias français, il serait aberrant de croire qu’un gouvernement élu après la reddition de la rue, pourrait faire autre chose que de chercher à développer le capitalisme tunisien selon les diktats des capitalistes, des banquiers et des économistes nationaux et internationaux, c’est-à-dire avec les mêmes incidences pour les conditions de vie des classes populaires. Seul un puissant mouvement « de classe », « anticapitaliste », pourrait ne serait-ce qu’imposer des concessions aux capitalistes, comme c’est le cas en Bolivie ou au Venezuela. Dans la situation actuelle, la stabilisation de la &laquo;&nbsp;révolution démocratique&nbsp;&raquo; est ce qui exige d’étouffer toute velléité de poser la question du contrôle populaire sur l’économie, de l’intervention populaire sur les prix, les salaires, l’emploi, la gestion des services publics&#8230;</p>
<p><strong> Ingérence et prise de parti</strong></p>
<p>Dans le discours soudainement terriblement révolutionnaire des journalistes européens qui se demandent &laquo;&nbsp;à quand la contagion dans tous les pays arabes », il ne faudrait pas oublier que c’est exactement à partir du point de vue d’une supposée supériorité de nos régimes politiques européens, qui auraient atteint un niveau de civilisation, de culture et de liberté qu’on pourrait objectivement dire supérieur- qu’on construit des consentements capables de laisser faire les offensives militaires en Irak, en Afghanistan ou ailleurs. Il est curieux que le gouvernement français cherchant à justifier son attitude d’avant la chute de Ben Ali se soit abrité derrière le principe de «  non-ingérence », habituellement invoqué par les adversaires des interventions militaires des pays occidentaux visant à installer des gouvernements à leur solde dans les Etats qualifiés de « voyous ». Nous ne pensons pas que la question soit de choisir entre un rôle de censeur des agissements des Etats à l’aune de notre supposé modèle, et celui de défendre en toutes circonstances la non-intervention en invoquant le respect de la souveraineté des Etats. Il ne s’agit pas de choisir entre ingérence et non-ingérence, mais de prendre parti pour les révoltés de Tunisie, contre tous ceux qui chercheront à restreindre leur volonté d’émancipation. Prise de parti qui implique de chercher d’abord en quoi leur révolte résonne avec nos combats, ici et maintenant, contre les gouvernements et capitalistes français et occidentaux.</p>
<p>Dans ces conditions, si l’on ne veut pas faire chorus, comme tout  nous y incite, avec les adversaires de la démocratie qu’ils assimilent  au capitalisme (qui se détourneront du soulèvement en Tunisie aussi vite qu’ils n’en auront célébré les gestes émeutiers) nous ne pouvons qu’affirmer que la démocratie en Tunisie comme ailleurs réside dans le soulèvement lui-même et son prolongement sous des formes diverses (manifestations, grèves, assemblées, réquisitions, comités de quartier et d’auto-défense, insurrection armée&#8230;). La conquête des droits politiques que la situation actuelle permet d’espérer doit être au plus tôt utilisée pour l’auto-organisation populaire, faute de quoi le reflux du mouvement risque de s’accompagner rapidement de limitations  draconiennes à l’usage de ces droits.</p>
<p>Le 19 Janvier 2010,</p>
<p>Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes,</p>
<p>mcpl2008[a]gmail.com</p>
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		<item>
		<title>Communiqué de la Maison de la Grève à la rue</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1275</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2010 13:21:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Maison de la Greve]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Surgie des rencontres pendant le mouvement de grève contre la réforme   des retraites, des blocages et des assemblées générales   interprofessionnelles quotidiens, la Maison de la Grève a ouvert ses   portes un soir d’octobre à l’issue d’une de ces d’assemblées.
Face  aux refus de la mairie de nous accorder un lieu dont nous sentions  la  nécessité pour nous]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Surgie des rencontres pendant le mouvement de grève contre la réforme  des retraites, des blocages et des assemblées générales  interprofessionnelles quotidiens, la Maison de la Grève a ouvert ses  portes un soir d’octobre à l’issue d’une de ces d’assemblées.<br />
Face aux refus de la mairie de nous accorder un lieu dont nous sentions  la nécessité pour nous organiser et nous retrouver après les piquets,  pour faire perdurer la grève, face aux refus ne serait-ce que d’un  entretien, nous avons décidé d’occuper les anciens locaux de la CFDT  restés vacants depuis plusieurs années. En quelques jours, ce sont de  centaines de personnes qui s’y retrouvent, syndicalistes, précaires,  étudiant-e-s, salarié-e-s, retraité-e-s…, avec le désir de s’approprier  ce lieu de lutte, de s’organiser de manière autonome, non marchande, non  hiérarchique et de maintenir un rapport de force face à des politiques  sécuritaires qui détruisent peu à peu toute possibilité de lien social.<br />
Les participant-e-s à la Maison de la Grève, issus d’horizons divers,  construisaient des solidarités et nouaient des amitiés, à travers la  cantine quasi quotidienne (le meilleur resto du monde!), des ateliers  d’informatique, d’autodéfense, de sérigraphie, de réparation de vélos,  de forge, des cours de français pour étrangers, des permanences de  différentes organisations syndicales ou non, des projections, des  concerts…<br />
Les personnes qui ont participé à cette expérience ont maintenu en vie  le mouvement social que le gouvernement, les grandes centrales  syndicales et les médias laissaient pour mort en organisant des  assemblées générales interprofessionnelles hebdomadaires, des  coordinations régionales, des discussions et différentes commissions  pour renforcer les liens créés pendant les blocages et les  manifestations.<br />
La mairie n’aime visiblement pas que l’on s’organise concrètement, que  l’on mène une grève de façon vivace, que l’on se donne joyeusement les  moyens de lutter. Ainsi, elle a sorti une surprise de son chapeau, une  procédure d’expulsion exceptionnelle et sournoise: l’ordonnance sur  requête, qui permet d’expulser sans prévenir. Elle prétend l’avoir fait.  Elle ment.<br />
Le jeudi 2 décembre, à six heures du matin, 90 marioles (gendarmes  mobiles, police nationale, FIPN) défoncent les portes de la Maison de la  Grève et tirent du lit les personnes assurant la permanence nocturne.  Les occupants sont conduits au poste* sous la neige bleutée par les  gyrophares tandis que la cinquantaine de personnes venue en soutien est  tenue à distance par les robocops et assiste impuissante à la  destruction. Car aussitôt les services de la mairie vident le bâtiment,  envoyant à la déchetterie tout le mobilier, matériel de cuisine,  nourriture, livres, vélos broyés dans l’heure. On récupérera le  lendemain aux objets trouvés les ordis, instruments de musique, quelques  vélos et autres broutilles. Mais où ont disparu le four de  collectivité, le matériel de sérigraphie, le matériel de forge, les  outils électroportatifs… et la caisse de grève ???<br />
Par cette expulsion, la mairie a essayé de faire taire brutalement une  voix dissidente pourtant soutenue par des syndicats, organisations, et  lieux culturels mais elle nous a aussi dépouillé de cette force  matérielle considérable.<br />
Pour dénoncer cette expulsion et soutenir la Maison de la Grève, le soir  même, environ 200 personnes se rassemblent place de la Mairie, et se  rendent au Couvent des Jacobins dans le but de discuter des événements,  au chaud, dans ce lieu symbolique de la gentrification. Mais sur le  coup, toute la colère accumulée depuis le matin explose, et la belle  exposition présentant les projets urbains dégueulasses de la Ville de  Rennes finit à terre (de fait, quelques bouts de cartons piétinés et des  affiches taguées). Ce n’était qu’une réponse modérée et bien  compréhensible face aux agissements destructeurs de la mairie. Cette  dernière ainsi que les médias s’acharnent pour discréditer la Maison de  la Grève, à coup de déclarations mensongères.<br />
Malgré ces attaques la Maison de la Grève continuera d’exister pour  traduire en actes et en paroles la contestation sociale.</p>
<p>* Les conditions d’hygiène et de sécurité du commissariat de la Tour  d’Auvergne sont bien en-deçà de celles de la Maison de la Grève.</p>
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		<title>Manif sauvage suite à l&#8217;expulsion de la Maison de la Grève</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1252</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 13:40:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Maison de la Greve]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Le  cortège  s'est rendu au Couvent des Jacobins, où il y avait une  exposition sur  le projet de centre de congrès de la ville de Rennes.     Leur future  Maison du Capital a été contestée par le décrochage  spontané d'une  bonne partie de leur publicité à la gloire de celle-ci.

Ce que  l'on  ne manquera pas de nommer saccage répond symétriquement à celui  auquel  se sont addonnées les forces de l'ordre ce matin à     la Maison de la  Grève.

Le  cortège a  continué sa route pour procéder à l'expulsion de la Mairie. La  porte a  été bien secouée mais]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Couvent des Jacobins et tentative  d&#8217;expulsion de la Mairie</span></strong></span></p>
<p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce  soir</span></em> <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">[jeudi 2 décembre]</span><em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">, trois cent personnes ; d&#8217;après nos  sources ; se sont rassemblées à 17h00 place de la Mairie en soutien à  la Maison de la Grève après son     expulsion ce matin.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Le  cortège s&#8217;est rendu au Couvent des Jacobins, où il y avait une  exposition sur le projet de centre de congrès de la ville de Rennes.     Leur future Maison du Capital a été contestée par le décrochage  spontané d&#8217;une bonne partie de leur publicité à la gloire de celle-ci.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce que  l&#8217;on ne manquera pas de nommer saccage répond symétriquement à celui  auquel se sont addonnées les forces de l&#8217;ordre ce matin à     la Maison de la Grève.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Le  cortège a continué sa route pour procéder à l&#8217;expulsion de la Mairie. La  porte a été bien secouée mais la police est intervenue     avant que la porte ne cède.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Nous  nous sommes dispersés dans le jeudi soir quelques temps plus tard.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">À notre  connaissance, il n&#8217;y a pas eu d&#8217;arrestation. (Dans le cas contraire,  contacter la Maison de la Grève au 07 86 14 88 22.)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">La  Maison de la Grève vivra.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Rendez-vous  demain [vendredi 3 décembre] à 12h00 dans le Hall B de Rennes II.</span><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"> </span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><strong>Maison  de la Grève</strong> (<a href="mailto:agi-rennes@riseup.net" target="_blank">contact</a>)<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><a href="http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://nantes.indymedia.org/" target="_blank">Indymedia Nantes</a>, 2 décembre 2010.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">300  personnes dans les rues de Rennes ce soir, envahissement du Couvent des  Jacobins (certains saccageant totalement l&#8217;expo présentant     le futur projet «socialiste» de centre des congrès…). Puis tentative  de pénétrer dans une annexe de la mairie, et là charge très violente  des CRS (ou brigade d&#8217;intervention ? pas eu le temps de     lire sous la pluie de coups…).</span><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Rdv  demain 12h hall b de Rennes 2</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;"><a href="http://juralibertaire.over-blog.com/ext/http://cccforum.propagande.org/" target="_blank">Forum Classe contre classe</a>, 2 décembre.</span></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Communiqué de Daniel Delaveau,</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Maire  de Rennes,</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Président  de Rennes Métropole</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Depuis  plusieurs semaines, sous l&#8217;appellation «Maison de la grève», un groupe  occupait illégalement des locaux rue de la Barbotière,     locaux destinés par la Ville à des associations, liées notamment à  l’accompagnement de l&#8217;urgence sociale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">La Ville  de Rennes avait clairement mis ces personnes devant leurs  responsabilités. Conformément à l’ordonnance rendue par le Président     du Tribunal de grande instance, la Ville a demandé l’évacuation de  ce squat, qui a été opérée par les forces de police ce jeudi matin.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce soir,  ces mêmes individus ont pénétré dans le Couvent des Jacobins et saccagé  l’exposition qui présente au public le futur Centre     des congrès de Rennes Métropole. Je tiens à saluer le sang-froid  avec lequel les équipes de l’Office de tourisme, qui organisaient une  visite de l’exposition au moment de cette irruption, ont     fait face à la situation.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Les  mêmes individus ont ensuite tenté de forcer les portes de l’Hôtel de  Ville.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Je  condamne avec la plus grande fermeté ces agissements totalement  irresponsables et demande que tout soit mis en œuvre pour en     retrouver les auteurs. Nous allons bien évidemment procéder à un  dépôt de plainte.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Leur  presse (Info 35), 2 décembre.</span></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Rennes : L’exposition au couvent  des Jacobins mise à sac</span></strong></span></p>
<p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Elles  n’avaient pas apprécié de se faire déloger de la maison de la grève,  tôt ce vendredi matin., à Rennes. Vers 18h, environ 150     personnes se sont dirigées au couvent des Jacobins où se tient  actuellement une exposition sur le futur centre des congrès. En quelques  minutes, plusieurs d’entre eux détruisent des maquettes,     déchirent des panneaux d’exposition et taguent des murs en  inscrivant «350 pavés, trop facile !»</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class=" CtreTexte" src="http://img191.imageshack.us/img191/6927/42085916.jpg" border="0" alt="" width="575" height="382" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Une  allusion au squat de la rue de la Barbotière que la ville de Rennes a  fait murer pour éviter tout retour des occupants. Les     visiteurs présents quittent alors les lieux. Plusieurs membres du  personnel ne cachent pas avoir eu peur. Conséquence : l’exposition  devrait désormais être fermée durant plusieurs jours au moins.     Une plainte pourrait être déposée par Rennes métropole.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Quelques  minutes plus tard, les policiers ont dispersé les manifestants qui  frappaient à la porte fermée de l’hôtel de ville. Il n’y     aurait eu aucune interpellation.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Leur  presse (Ouest-France),</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">2 décembre.</span></p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Couvent des Jacobins : l&#8217;expo  détruite par des manifestants</span></strong></span></p>
<p><em><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Ce  jeudi, en fin d&#8217;après-midi, une centaine de manifestants dénonçant la  fermeture de la Maison de la grève se sont introduits dans     le couvent des Jacobins, à Rennes. L&#8217;exposition sur le futur centre  des congrès a été entièrement détruite.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class=" CtreTexte" src="http://img191.imageshack.us/img191/1071/17453944.jpg" border="0" alt="" width="575" height="384" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">L&#8217;exposition  de présentation du projet de centre des congrès au couvent des  Jacobins, à Rennes, a été endommagée de façon très     importante, ce jeudi après-midi, par une centaine de manifestants.  Ces derniers gravitent autour du squat de la Maison de la grève, évacuée  ce jeudi matin par les forces de l&#8217;ordre. Une     manifestation en lien avec ce démantèlement était prévue cet  après-midi, dans le centre de Rennes. Les manifestants se sont ensuite  dirigés vers le couvent des Jacobins, où se tient l&#8217;exposition     ouverte au public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">«Tout a  été saccagé»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Vers  17h30, des guides conférenciers faisaient visiter l&#8217;exposition lorsque  le groupe est entré dans l&#8217;enceinte. Selon, les     responsables de Rennes Métropole venus en urgence sur place, les  «casseurs étaient entre 100 et 150». Des chiffres confirmés par la  police. Maquettes et autres affiches ont été détruites. «Tout a     été saccagé», s&#8217;est indignée Sylvie Robert, vice-présidente de  Rennes Métropole présente sur les lieux.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Sur les  panneaux de l&#8217;exposition, des tags ont été inscrits. À chaque fois, le  même slogan : «350 pavés, trop facile.» Une réponse aux     350 parpaings posés ce matin par la ville de Rennes pour murer le  squat de la Maison de la grève. «Nous étions justement en train de nous  demander si nous pouvions prolonger cette exposition au     delà du 18 décembre», a livré Michel Gauthier, vice président de  l&#8217;agglomération, présent sur place. «Nous avons énormément de demandes  de visite. Ce n&#8217;est plus possible.» Le préjudice n&#8217;est pas     encore connu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Aucune  interpellation</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Vers  18h, la centaine de casseurs a quitté le couvent des Jacobins pour se  rendre devant l&#8217;hôtel de ville. Les forces de l&#8217;ordre les     ont dispersés sans procéder à la moindre interpellation.</span></p>
<p><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana,geneva;">Leur  presse (Le Mensuel de Rennes), 2 décembre.</span></p>
<p><strong>Source :</strong> http://juralibertaire.over-blog.com/</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 8px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Expulsion de la Maison de la Grève</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1251</link>
		<comments>http://www.gangrennes.info/article/1251#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 13:38:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Maison de la Greve]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

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		<description><![CDATA[La Maison de la Grève de Rennes a été expulsée ce matin (jeudi 2) vers  6h30. Une  dizaine de personnes serait au commissariat à l'heure  actuelle, et il a  été impossible de récupérer le matériel. La mairie  dite socialiste de  Rennes est l'unique responsable de cette expulsion  qui n'a pas été  notifiée, et qui intervient malgré les nombreuses  signatures récoltées  pour la pétition de soutien au lieu. De nombreuses  organisations  politiques, syndicales, associatives soutenaient ce lieu  ouvert au cours  du récent mouvement contre la réforme des retraites,  et prenaient part à  ses multiples activités.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Maison de la Grève de Rennes a été expulsée ce matin (jeudi 2) vers 6h30. Une  dizaine de personnes serait au commissariat à l&#8217;heure actuelle, et il a  été impossible de récupérer le matériel. La mairie dite socialiste de  Rennes est l&#8217;unique responsable de cette expulsion qui n&#8217;a pas été  notifiée, et qui intervient malgré les nombreuses signatures récoltées  pour la pétition de soutien au lieu. De nombreuses organisations  politiques, syndicales, associatives soutenaient ce lieu ouvert au cours  du récent mouvement contre la réforme des retraites, et prenaient part à  ses multiples activités.</p>
<p>Une fois par semaine, s&#8217;y réunissait une assemblée générale  interprofessionnelle ouverte à toutes les personnes désireuses de  continuer à lutter contre les politiques néolibérales et sécuritaires de  Sarkozy et de combattre l&#8217;arrogance des pouvoirs publics, même  «socialistes» qui localement appliquent sa politique.</p>
<p>La mairie de Rennes, dénoncée de plus en plus fréquemment pour ses  dérives droitières depuis l&#8217;élection de Daniel Delaveau, accumule depuis  plusieurs mois des mesures incompatibles avec les valeurs dont elle se  prétend porteuse : passivité quant à la pénurie de logement et réponse  répressive vis à vis des demandeurs d&#8217;asile, généralisation de la  vidéosurveillance rebaptisée «vidéoprotection», politique urbaine de  ségrégation à l&#8217;égard des populations indésirables, notamment des  sans-abri, multiplication des espaces dédiés à la bourgeoisie  d&#8217;affaires, centre des congrès, hôtels de luxe…</p>
<p>Alors même que des écoles, des maisons de quartiers et des bibliothèques  sont fermées pour des raisons soit disant budgétaires.</p>
<p>Le Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes s&#8217;associe  pleinement à la protestation contre cette expulsion et appelle tout un  chacun à ne pas laisser passer sans réagir cette manœuvre inadmissible,  nouvelle démonstration (s&#8217;il le fallait) du mépris dont fait preuve  cette municipalité pour tous ceux qui ne font pas partie de sa  clientèle.</p>
<p>Rendez-vous à 11h dans le hall B de l&#8217;université de Rennes 2 pour  envisager les suites à donner à cette affaire.</p>
<p><strong>Rassemblement ce soir 17h place de la mairie pour dire notre  indignation ! </strong></p>
<p>Exigeons le relogement de la Maison de la Grève !</p>
<p>Faites circuler l&#8217;info partout autour de vous !</p>
<p><strong><em>MCPL (mcpl2008 at gmail point com), 2 décembre 2010.</em></strong></p>
<p><strong>Source :</strong> https://squat.net/fr/news/rennes021210.html</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>la CAF, ça cafte énormément</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1230</link>
		<comments>http://www.gangrennes.info/article/1230#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 17:13:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[MCPL Rennes]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gangrennes.info/article/1230</guid>
		<description><![CDATA[Vendredi 26 novembre, 5 membres du Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte de Rennes sont allés à la Caf accompagner un allocataire, nommé M, dont le RSA a été suspendu de juin à septembre 2009 suite à un contrôle caf fictif aux conclusions mensongères. Au dire de la CAF, M serait un fraudeur et notre visite une manifestation. Bref récit d’un passage à la CAF.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gangrennes.info/wp-content/docs/caf.jpeg"><img class="alignright" src="http://www.gangrennes.info/wp-content/docs/caf.jpeg" alt="la CAF, ça cafte énormément" width="540" height="720" /></a></p>
<p><!--[if !mso]&gt;--></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span>La CAF, ça CAFte énormément.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><em>Vendredi 26 novembre, 5 membres du Mouvement des Chômeurs et Précaires  en Lutte de Rennes sont allés à la Caf accompagner un allocataire, nommé  M, dont le RSA a été suspendu de juin à septembre 2009 suite à un  contrôle caf fictif aux conclusions mensongères. Au dire de la CAF, M  serait un fraudeur et notre visite une manifestation. Bref récit d’un  passage à la CAF.</em></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em><span> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Comme tout usager, nous avons sagement attendu notre tour avant d’être reçus par l’accueil. Nous avons demandé à la personne de l’autre côté du guichet de joindre la responsable du pôle juridique et la contrôleuse CAF incriminant M. Nous voulions fixer un rendez-vous rapidement, avec ces deux agents, en vue de rétablir les droits de M, perdus de manière arbitraire à l’aide de preuves réfutables. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Cette visite est la seconde en quinze jours. La première fois, présents à 3, nous avions également formulé une demande de rendez-vous qui fut classée sans suite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Cette fois-ci nous comptions bien ne pas repartir sans être reçu immédiatement ou le cas échéant sans un rendez-vous dans les plus brefs délais. Les deux personnes que nous exigions de voir, appelées depuis l’accueil, étaient occupés : l’une en réunion, tandis que l’autre cafteuse opérait lors d’un énième contrôle domiciliaire… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Etant joignables par leur direction, nous avons attendus de leurs nouvelles en distribuant nos tracts aux allocataires de la CAF qui attendaient leur tour. Bien mieux reçus par ces derniers que par le vigile qui eut pour ordre de défendre la photocopieuse publique de peur que nous fassions les copies du tract appelant aux permanences du MCPL.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Nous avons aussi pris la parole quelques minutes en vue d’exprimer publiquement les raisons de notre présence. Succinctement : Nous contestons le rapport émis par la Caf, nous en avons les preuves et c’est cela que nous venons faire valoir. Des discussions entre allocataires s’en sont suivies. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Puis arrive la Police. Par 6, comme souvent, tels les œufs d’une boite. L’un deux, surement un chef mais moins chef qu’un autre, nous a demandé si nous comptions quitter les lieux ou pas. Pour nous la question était d’obtenir un rendez-vous et la question de quitter les lieux ne se posait donc pour l’instant pas. Il nous a dit que dans ce cas là, il attendait les ordres, autrement dit l’amont d’un chef pour nous demander de sortir et si refus de sortir, emploi de  la force.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Malgré la venue des 6, nous avons poursuivi les discussions avec les autres allocataires et attendions toujours des nouvelles de la direction concernant notre exigence de rendez-vous. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Une autre boite de 6 débarque car selon la direction de la Caf, nous perturbions le travail de ses agents et la venue de ses allocataires. Nous sommes aussi des allocataires, présents en ce jour pour défendre les droits de M. Une venue si massive de la Police pour si peu de chose tient du fait que la Caf soit une institution comme les autres, l’un de ces espaces dans lesquels nous sommes tenus de nous présenter seul afin d’être plus enclin à accepter leurs sentences pouvant priver des personnes de ressources.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>C’est dans une perspective d’autodéfense collective que le MCPL <span> </span>inscrit l’une de ses actions, en vue d’en finir pratiquement avec l’isolement, l’individualisation face aux droits collectifs, dans lesquels préfèrent nous voir plonger les institutions « gérant »la précarité(CAF, Pôle emploi…). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Nous nous organisons ainsi afin d’exercer une pression collective sur ces espaces qui rechignent à nous verser nos revenus que nous préférerions obtenir sans contrôle domiciliaire, offres raisonnables d’emploi, EMT…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Après avoir présenté cela, la pression policière devenant étouffante, nous nous sommes dirigés vers la sortie. Le téléphone de M sonne. C’est la prise de rendez-vous… si notre prochaine visite échoue, c’est-à-dire si la Caf n’accepte pas de revoir le dossier de M dans un sens lui permettant de toucher ses impayés, pensez bien que nous vous préviendrons !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span><!--[if gte vml 1]&gt;                    &lt;![endif]--><!--[if !vml]--><!--[endif]--></span><span><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Leçon du jour : <em>Une contrôleuse ça cafte à la Caf qui cafte à la Police… qui nous aurait bien CAFfé la gueule !</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span><strong><em><span>Le MCPL </span></em></strong></p>
<p class="MsoNoSpacing"><strong><span style="font-size: 14pt;">Permanence chaque mercredi de 16h-18h à la Maison de la Grève </span></strong></p>
<p class="MsoNoSpacing"><strong><span style="font-size: 14pt;">Contact : mcpl2008[a]gmail.com</span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Grève des chômeurs à Paris et Montreuil : Un film et un tract chanté &#8211; Regarde à vue</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1211</link>
		<comments>http://www.gangrennes.info/article/1211#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 16:45:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[MCPL Rennes]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gangrennes.info/article/1211</guid>
		<description><![CDATA[Une grève de chômeurs en mai 2010 à Paris et Montreuil ça donne  quelque-chose comme ça.
Avec les copains grévistes on a fait <a href="http://regardeavue.com/greve-des-chomeurs-2/">ce film</a> (27  minutes)
Occupation, rapport de force, musique vive, spontanéité politique,  insoumission.
Voici un tract sonore : <a href="http://regardeavue.com/videos/2010/080312-000.wav">tract  chanté </a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une grève de chômeurs en mai 2010 à Paris et Montreuil ça donne quelque-chose comme ça.<br />
Avec les copains grévistes on a fait <a href="http://regardeavue.com/greve-des-chomeurs-2/">ce film</a> (27 minutes)<br />
Occupation, rapport de force, musique vive, spontanéité politique, insoumission.<br />
Voici un tract sonore : <a href="http://regardeavue.com/videos/2010/080312-000.wav">tract chanté </a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Entretien avec des occupants de la Maison de la Grève</title>
		<link>http://www.gangrennes.info/article/1200</link>
		<comments>http://www.gangrennes.info/article/1200#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 15:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>anonyme</dc:creator>
				<category><![CDATA[Une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gangrennes.info/article/1200</guid>
		<description><![CDATA[Entretien avec des occupants de la Maison de  la Grève mise en place à  Rennes lors du mouvement social de cet  automne, <em>« pour faire perdurer  l’expérience antagoniste de grève et  de blocage économique visant à  s’opposer à la réforme du régime des  retraites »</em>.

Réalisé dans l’émission l’Egrégore du 8 novembre 2010, sur Radio Primitive  (Reims).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entretien avec des occupants de la <span class="spip_out">Maison de la Grève</span> mise en place à  Rennes lors du mouvement social de cet automne, <em>« pour faire perdurer  l’expérience antagoniste de grève et de blocage économique visant à  s’opposer à la réforme du régime des retraites »</em>.</p>
<p>Réalisé dans l’émission <a href="http://oclibertaire.free.fr/spip.php?rubrique93">l’Egrégore</a> du 8 novembre 2010, sur Radio Primitive  (Reims).</p>
<p><a title="http://sonsenluttes.net/spip.php?article182" href="http://sonsenluttes.net/spip.php?article182"><strong>Ecouter</strong></a><strong> sur Sons en Luttes<br />
</strong></p>
<p><strong>Télécharger </strong></p>
<dl>
<dt><a title="MP3 - 89.1 Mo" href="http://sonsenluttes.net/IMG/mp3/Entretien_avec_des_occupants_de_la_Maison_de_la_Greve_Rennes.mp3"><img src="http://sonsenluttes.net/local/cache-vignettes/L52xH52/mp3-a863e.png" border="0" alt="MP3 - 89.1 Mo" width="52" height="52" /></a></dt>
</dl>
<p><strong> </strong></p>
<p style="padding-left: 30px;">Durée : 39 min.<br />
mp3 &#8211; 89,2 Mo &#8211; 320 kbps</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
	</channel>
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